J’ai dans ma bibliothèque une bonne collection de littérature érotique. Quoi qu’on en dise, ça a beau être souvent très bien écrit, ce n’en est pas moins que des histoires de cul ^^
Je vous livre un extrait d’un roman sur lequel je reviens souvent : Les concubines de la directrice, par Alphonse Momas, écrit il y a plus de 100 ans.
Reine grignottait des gâteaux que lui offrait Gertrie, s’amusant de la voir en appétit et contente. Alexandra aussi ne s’en privait pas ; mais, les sens de Clary, surexcités par la flagellation, demandaient une satisfaction immédiate : elle tournait autour de la fillette, et expédiait à tout propos la main sous la simple robe qu’elle avait revêtue par-dessus sa chemise ; celle-ci répondait à ses agaceries par un sourire et se laissait approcher de plus en plus. Elle mangeait et buvait ; Clary lui soulevant la robe et la chemise, exhibait les fesses de leur cachette, et s’exclamait :
Une petite femme comme Reine !
Son exclamation attira l’attention de Gertrie, qui s’approcha, examina le cul d’Alexandra, peloté avec tendresse par la main de Clary, et murmura :
La flagellation fait du bien à tous ces astres !
Et au tien aussi, ajouta Reine à deux genoux derrière et la retroussant pour mettre à l’air sa belle mappemonde. Vois, vois, Alexandra, ce n’est pas une lune, c’est un soleil resplendissant !
La partie s’engageait sur les feuilles de roses ; Clary mangeait le cul d’Alexandra, Reine celui de Gertrie. Clary ne s’en tenait pas longtemps à ce hors-d’oeuvre ; elle tournait de face la fillette, lui donnait à garder dans la main ses faibles voiles, lançait des langues au conin, au clitoris, au minet, se régalait de ces chairs qu’elle désirait avec tant d’ardeur. Si Alexandra n’avait pas encore le degré de formation physique, atteint par Reine grâce à l’arrosage des queues de Jean Sticker et de Fréfré, elle n’en était pas moins très séduisante et très captivante dans les trésors que celaient ses jupes !
Gertrie s’abattit sur le sol, la matinée ouverte, la chemise relevée jusqu’au cou, et Reine, rampant, lui couvrit le nombril, le ventre, le minet, le con, de chaudes caresses, tortillant le clitoris qui gonflait entre ses lèvres, se jetant par instants sur les seins pour les téter, les sucer.
Attends, petite, s’écria Clary, délaissant Alexandra pour s’approcher de Gertrie et en repousser Reine.
Ah non ! répliqua celle-ci, j’aime Gertrie et je ne te la cède pas.
Qu’est-ce à dire ? Protesta Clary la saisissant par les fesses, tu prétends encore te poser ici en souveraine ! Hein, qu’est-ce que c’est, ah bah, est-ce possible ?
Elle venait de glisser un doigt vers le con de Reine, et reconnaissait son dépucelage. Reine lui tapa sur le doigt, et dit :
Branle-moi, et tais-toi.
Oh, ma chérie, je vais te procurer une surprise qui te comblera de joie : reviens vite sur les cuisses de ta chère maîtresse, et toi, Alexandra, passe derrière moi et fais-moi tout ce que tu voudras, pourvu que tu ne me déranges pas.
À demi satisfaite, Reine refourra la tête entre les cuisses de Gertrie, présentant ainsi le bas de son corps à Clary, qui lui repoussa les jupes sur les reins.
Sur son derrière, Reine sentit le buste de Clary, puis son ventre qui se calait comme dans le passé celui de miss Sticker, et contre ce ventre, fait extraordinaire, il y avait quelque chose qui ressemblait étrangement à la machine d’un homme.
Oh, il ne fallait s’étonner de rien ! Clary lui becquetait les épaules comme le faisait Jean : de la main, elle dirigeait dans ses cuisses le bizarre instrument qui donnait l’illusion de la virilité : il était un peu fort, elle ne le sentirait que mieux. Embrassant et léchant avec furie le con de Gertrie, lui enfonçant un doigt dans le trou de son cul, à mesure qu’elle sursautait sur les reins sous la félicité qui l’envahissait, elle se prêtait de mieux en mieux à l’oeuvre de possession de Clary.
Qu’importe le fictif, s’il remplit le même office que l’homme ! L’objet imaginé par Clary s’enfouissait dans son vagin et lui procurait mille chatouillements délicieux : la chaleur masculine y existait, et tout-à-coup, comme Gertrie se tordait sous les minettes passionnées qu’elle lui décochait, elle éprouva un gros frisson, Clary, en appuyant, venait de lui lancer dans la matrice un ingrédient liquide tiède qui la plongeait dans un vertige plein de douceur et de volupté. Une tête fourrageait par dessous, elle ne douta pas que ce fût celle d’Alexandra, voulant apporter l’ivresse de ses caresses à l’acte de possession accompli sous ses yeux.
Le délire de luxure se communiquant d’un corps à l’autre, bientôt une boule humaine se forma de ces quatre créatures, où l’on n’entendit plus que le bruit des baisers et des tendresses, hosannas d’amour, unissant dans la fièvre des désirs deux femmes faites à deux jeunes filles très vicieuses et très ardentes, renversant par cette loi d’amour l’autorité des âges et des situations acquises. Les caresses ne lassent pas : une fois l’entente conclue, Reine exerçait la suprématie des sens et, amante réelle de Gertrie, l’empêchait de courir après l’acte viril de Clary : mais Alexandra avait aussi la science du saphisme, et Clary elle-même finissait par se soumettre au joug de l’élève. Ah, quel courage fut nécessaire pour s’arracher, avant la fin de la nuit à l’orgie des sensualités ! Mais Reine, la concubine favorite, dicta la retraite et pas une voix ne la disputa sur cet ordre de sagesse.